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Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi à Madrid une série de mesures choc vouées à améliorer rapidement la situation du chômage, qui atteint le record de 21%, dont 19% en Catalogne du Sud. L’exécutif mené par José Luis Rodríguez Zapatero a validé la mise en place d’une nouvelle formule de contrats de formation à laquelle pourront postuler les jeunes jusqu’à l’âge de 30 ans. Mais surtout, l’accumulation de Contrats à Durée Déterminée (CDD), limitée jusqu’à présent à deux ans et demi, période à l’issue de laquelle un Contrat Durée Indéterminée (CDI) devient obligatoire, sera autorisée au delà. Selon les informations communiquées jeudi soir par le Conseil des ministres espagnol, à partir de 2013, cette mesure devrait permettre aux employeurs, placés face à une obligation d’embauche, de ne pas licencier leurs salariés, et de concentrer les talents. Cette nouveauté faisait dire au ministre socialiste du Travail, Valeriano Gómez, « je préfère le travail en CDD au chômage ».

Le dispositif annoncé prévoit également un prolongement de 6 mois du coup de pouce de 400 euros actuellement fourni aux demandeurs d’emploi de longue durée qui ne perçoivent aucune sorte d’aide sociale. Cette lutte contre le chômage est soutenue par le Partido Popular, adversaire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), auquel il espère ravir la place à la tête du pouvoir espagnol lors des prochaines « élections générales », prévues le 20 novembre, auxquelles M. Zapatero ne se présentera pas.

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