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En dépit d’un panorama de crise persistant, le volume à l’exportation de la région de Girona a progressé de manière spectaculaire vers certaines destinations en 2012. La hausse vers les Etats-Unis a représenté 17 % par rapport à 2011, pour 33 % vers le Mexique, 45 % vers le Japon et 65 % vers la Chine. Selon le constat de la Chambre de Commerce de Girona, les marchés européens conquis par les entreprises exportatrices sont désormais saturés ou consolidés, à l’image de la France, première destination économique de Girona. Mais l’export vers la Grèce, le Portugal ou l’Italie a respectivement reculé de 20 %, 10 % et 18%. En réaction, une adaptation à la mondialisation des échanges économiques s’opère dans la province de Girona, pour l’heure sans résultats déterminants en matière d’emploi. Cette pénétration de nouveaux pays signale une nouvelle ère économique, symbolisée par l’expédition de produits de Girona à Hong Kong, dans une progression de 34 %, tandis qu’un marché émergent comme le Maroc a gagné 18 %.

La compétitivité, toujours et encore

La province de Girona, largement dévolue à l’industrie agroalimentaire et technologique, ou encore au matériel électrique, profite d’une compétitivité certaine ajoutée à un véritable sens du sacrifice, largement présent en Catalogne. Sur ce principe, le président de la Chambre de Commerce de Girona, Domènec Espadalé osait recommander, en novembre 2012, de « travailler plus et de gagner moins« . En marge de considérations d’ordre social, à cette volonté s’ajoute la visée planétaire de ce décideur, qui conseillait fortement, le 23 décembre, de « détecter de nouvelles destinations, car toute l’Europe est en crise ». La dureté de la crise espagnole force ainsi une ouverture inédite sur le monde, manifestée par la signature de 8054 certificats d’origine et de 1773 visas d’exportations, effectuée par la Chambre de Commerce de Girona de janvier à novembre. L’Asie, le continent américain et les Pays Arabes sont en ligne de mire, dans la certitude de quitter les difficultés économiques en exploitant les marchés des pays tiers. En attendant des jours meilleurs, la banalisation du commerce à l’international confère à la province de Girona un statut à peine naissant au XXe siècle.

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