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Mardi, 80 députés UMP ont adressé une lettre au ministre de l’Education, Luc Chatel, afin d’obtenir le retrait d’un nouveau manuel scolaire qui contient un article sur la différence des sexes. Cet ouvrage, édité par Hachette, présente un chapitre sur l’identité sexuelle des individus, qui aborde la théorie du genre. Cette vision, apparue aux USA dans les années 1970, est celle d’une masculinité et d’une féminité issues des représentations sociales, et non pas du domaine de l’inné. Parmi les quatre députés des Pyrénées-Orientales, tous membres de l’UMP, Fernand Siré, Jacqueline Irles et Daniel Mach font partie des signataires du document. En réalité, la polémique sur le genre sexuel est déjà close, après une prise de position ministérielle de M. Chatel, qui excluait, ce mercredi, de céder sous la pression des 80 UMP, membres ou sympathisants du groupe de la Droite Populaire. Selon lui, sa fonction n’est pas d’exercer un « droit de vie et de mort sur un manuel » scolaire, en l’occurence de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).

En lien avec ce sujet sensible, qui oppose les défenseurs d’un déterminisme génétique de la préférence sexuelle, face à un formatage éducatif et social, un positionnement idéologique a déjà été pris par les mêmes députés. En juin dernier, ceux-ci avaient condamné le concept de mariage homosexuel lors d’un débat assorti d’un vote, organisé sur une initiative parlementaire du Parti Socialiste. Mais une différence se présente cependant, car le député François Calvet, également élu UMP du Pays Catalan, ne s’est pas signalé, cette fois-ci, parmi les opposants. Cette absence n’échappe pas à une stratégie de neutralité, à l’approche des élections sénatoriales. M. Calvet est en effet candidat à ce scrutin au contenu idéologique superficiel, dans lequel la maladresse serait une prise de position qui pourrait heurter certains des 1086 grands électeurs du territoire.

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