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Le texte du polémique projet de loi autorisant un régime commercial spécifique portant sur le travail le dimanche dans les communes dites touristiques, voté ce mercredi par les députés, ne comporte aucun changement pour le Pays Catalan. La liste des 18 communes officiellement touristiques, dont une bonne partie est littorale, n’est aucunement modifiée, et la ville de Perpignan n’est pas admise dans la catégorie. Pour les communes concernées, la proposition de loi ne prévoit ni repos compensateur ni majorations de salaires en contrepartie des heures d’activité, dans des conditions approuvées par l’UMP et le Nouveau Centre mais dénoncées par les oppositions de gauche à l’Assemblée Nationale, qui dénoncent un « choix de société ». Pour sa part, ce même mercredi, à Perpignan, la Commission paritaire départementale interprofessionnelle de l’artisanat (CPDIA), qui réunit notamment l’Union Professionnelle Artisanale (UPA66) et les syndicats CFDT et CGT, a rejeté en bloc le projet de loi, qu’elle perçoit comme une menace envers les centre-veilles et les cœurs de villages, tout en avantageant fortement les super et hypermarchés et en favorisant l’emploi précaire. Selon le texte adopté, un maire peut cependant obtenir chaque année cinq autorisations dérogatoires de travail, pour cinq dimanche.