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Le creusement de la galerie destinée à accueillir, sous le massif des Albères, la Ligne à très Haute Tension (THT) franco-espagnole qui reliera les communes de Baixas, au Nord de Perpignan, et Santa Llogaia d’Àlguema, au Sud de Figueres, a abouti le 22 avril. Ce chantier, entamé en mars 2012 à La Jonquera et en octobre 2012 à Montesquieu-des-Albères, a permis la rencontre de ses deux tunneliers, Canigou et Albera, qui ont effectué un parcours régulier, à quelques mètres à peine des tunnels de la Ligne à Grande Vitesse. Cette ébauche de tunnel, de 8,5 km de longueur pour 3,5 mètres de diamètre, précède un conditionnement des parois, programmé dans les prochains mois, avant une installation des câbles en janvier 2014. Parallèlement, en amont et en aval, dans les plaines du Roussillon et de l’Empordà, le creusement des tranchées qui recevront la ligne est largement amorcé.

320.000 volts dans les deux sens

L’ensemble des travaux a été confié au groupe Eiffage-Dragados, tandis que le porteur de projet est la société Inelfe (Interconnexion Electrique France-Espagne), constituée par les entreprises gestionnaires des réseaux électriques français et espagnol, Réseau Transport d’Electricité (RTE) et Réseau Electrique d’Espagne (REE). Dans son ensemble, la ligne développera une puissance de deux fois 1.000 mégawatts, pour 320.000 volts en courant continu, transportés par deux paires de câbles. Cet équipement, qui a fait l’objet d’une rude opposition en raison de craintes environnementales, doit permettre de « doubler la capacité d’échange d’électricité entre la France et l’Espagne », selon Inelfe, qui insiste que un « impact environnemental minimal ». Cette nouvelle liaison électrique franco-espagnole s’étirera sur 65 km, pour un investissement de 700 millions d’euros, dont 225 millions sont financés par l’Union européenne dans le cadre du programme European Energy programme for recovery (EEPR). Par ailleurs, la Banque européenne d’investissement (BEI) a consenti un prêt de 350 millions d’euros.

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