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Le travail au noir et le marché noir, et plus générale l’économie souterraine, représente 21,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) en Espagne, selon une étude révélée ce mercredi par la Fondation espagnole des Caisses d’Épargne. Les mandatés par cet organisme se sont penchés sur la période comprise entre 1980 et 2008 certifient que cette proportion particulièrement élevée est une conséquence directe de la pression fiscale. Le pourcentage indiqué est inquiétant, car il manifeste la persistance en Espagne d’un fonctionnement éloigné des standards européens. Pour avancer ce pourcentage cité, la Fondation a fait appel à trois critères différents, tels les modes de paiement, la consommation d’énergie et la méthode appelée « MIMIC », pour « multiples indicateurs et de multiples causes ». Il convient d’observer que l’accroissement de cette portion alternative de l’économie s’est produit dans les dernières année, car les évaluations concernant la période globale avoisinent les 12,5% du PIB officiel, tandis que l’économie parallèle s’est accrue, jusqu’à atteindre de 20 et 23,7% entre 2005 et 2008.

Les auteurs de l’étude citée soulignent que l’accroissement du travail et du marché noir en Espagne a correspondu à une forte croissance de l’activité économique générale. Ainsi, les diverses augmentations d’impôts sont à l’origine du renforcement de filières de travail clandestin. Cette catégorie implicite, qui employait 1,4 personnes de 1980 à 1984, a concerné jusqu’à 4 millions de travailleurs de 2006 à 2008. Face à cette réalité terrifiante, notamment en matière de confort social et de points de retraite, il est devenu évident de considérer l’économie officieuse comme partie prenante de l’économie générale espagnole.

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