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L’économie souterraine espagnole atteint actuellement une proportion évaluée dans une fourchette de 16 à 20% du PIB espagnol, selon des chiffres présentées ce mardi par le ministre de Travail espagnol, Celestino Corbacho. Selon celui-ci, la crise à provoqué une augmentation des activités irrégulières, dans un phénomène habituel en période de difficultés économiques, lorsque la méthode de la débrouille se multiplie chez de nombreuses personnes, soucieuses de subvenir à leurs besoins. Prenant pour base cette réalité, assumées sans problème par les autorités espagnoles, l’Inspection du Travail espagnole a déjà augmenté de 30%, l’année dernière, le nombre d’interventions contre l’économie irrégulière, portées au nombre de 224.942. Par secteurs économiques, les chiffres du travail au noir ont ainsi présenté 49.903 infractions dans l’Hôtellerie, le commerce, avec 44.937 irrégularités, le BTP, avec 43.635 exemples d’activités illégales, les services, avec 38.045 cas, et l’agriculture, avec 9248 situations répréhensibles. Le but initial du Gouvernement espagnol, qui souhaitait transformer 30.000 emplois à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, a finalement permis la régularisation du statut de 52.000 personnes. L’ensemble de ces données a été révélé dans le cadre de la présentation, à Madrid, des résultats de la lutte contre la fraude au travail, portant sur 2009.

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