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Le projet de construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Perpignan-Montpellier, éliminé des priorités de l’Etat le 18 juin 2013, est ressorti des tiroirs par la voix du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, le 15 décembre. Inaugurant à Perpignan le TGV direct vers Barcelone, ce dernier a contredit la commission intitulée « Duron », pourtant écoutée dans un premier temps par le gouvernement, en annonçant la poursuite des études de la ligne, chaînon manquant du grand axe Barcelone-Paris. Si, depuis le 15 décembre, cette relance concernant le tracé ne comportait pas de calendrier, une nouvelle avancée de taille s’est produite le 9 janvier 2014, lors d’un comité de pilotage tenu à Montpellier. En effet, il est désormais acquis que les études, d’un montant de 40 millions d’euros, seront réalisées, pour un tracé définitivement validé fin 2015, avant d’autres aspects à résorber courant 2016, mais encore que la construction sera effective, et finalisée « d’ici à 2020, 2021 », selon les certitudes de Christian Bourquin, le président de la Région Languedoc-Roussillon. Cette affirmation comporte sa part d’euphorie, dans la mesure où les échéances des dossiers TGV sont invariablement aléatoires, mais la participation, à cette réunion qu’il coprésidait, du préfet de Région, Pierre de Bousquet, signale un réengagement fort de l’Etat. Le financement global, de 6 à 8 milliards d’euros, devrait bénéficier d’un milliard fourni par l’institution régionale, mais les points d’achoppement technique seront nombreux. Le principal est la mixité voyageurs-marchandises de cette ligne, soumise à une perspective de saturation formulée dès 2010 et 2011 pour le tronçon international.

Consultez le site officiel du projet de « Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan« .

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