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Annoncée à l’origine pour ce début de semaine, l’inauguration du tronçon international de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpinyà et Figueres se déroulera le 27 février. Ce maillon international, qui fonctionne depuis le 19 décembre 2010, est accompagné depuis lundi à Perpignan de l’ouverture de la nouvelle gare TGV, et d’un nouveau service de la compagnie de transports Frogbus. Son lancement officiel sera inclus dans un programme protocolaire, qui comportera également l’inauguration du tunnel du TGV sous le massif des Albères, par les communes du Perthus et de La Jonquera, ainsi que de la gare TGV de Figueres-Vilafant, point de destination de la ligne, au Sud. La cérémonie comportera la présence de Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports, et du ministre de l’industrie espagnol, José Blanco, qui devraient emprunter tous deux le train au départ de Perpignan, pour un événement en prise directe sur le terrain. La confirmation de la date du 27 février, intervenue en début de semaine, exclut la présence, un temps envisagée, du président de la République, Nicolas Sarkozy, et du premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero.

Le délai précédant cette mise en route officielle devrait profiter à la SNCF pour résoudre les problématiques apparues depuis le lancement de la ligne. En effet, les acheteurs de billets en Catalogne du Sud ne sont pas remboursés à leur arrivée à Figueres en cas de retards de convois, accumulés en territoire français, faute de système international prévu à cet effet. Par ailleurs, plusieurs improvisations de communication sont d’ores et déjà signalées sur la première opération de promotion de la ligne, uniquement présentée comme une jonction au départ de Paris. Sur ses dépliants, disponibles entre autres à la gare de Perpignan, et ses informations électroniques, la compagnie nationale met en avant la ville de Figueres sous la forme castillane « Figueras », sans plus aucune valeur légale, et disparue en conséquence de la mort du dictateur Franco en 1975. Outre ce faux-pas, éminemment « vu de Paris », la figure planétaire de Salvador Dalí est vantée de manière confuse, sa ville natale étant décrite comme un « petit port de pêche au charme fou », dans un amalgame avec sa commune de résidence, Cadaqués. Pire, le phrasé publicitaire, qui vante une ville située dans la « chaleur de la Catalogne », au coeur d’un pays « baigné de soleil », fait l’impasse sur Perpignan, qui ne bénéficie pas encore de l’effet recherché, concernant sa propre promotion. La ville, dont la vocation est d’exister dans le maillage territorial européen, est ainsi gravement sautée.

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