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Le dossier des Lignes à Grande Vitesse au départ du Pays Catalan a suscité deux annonces majeures, le 8 octobre 2012, mais la frontière de l’information les a séparées. D’une part, la future « Ligne Nouvelle » Perpignan-Montpellier, longue de 160 km, sera équipée d’une gare à Narbonne et une autre à Béziers, une fois l’aval définitif du ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, au premier semestre 2013. Les travaux suivront l’enquête d’utilité publique, prévue en 2015, et la mise en service sera possible en 2020. Un comité de pilotage, réuni autour du préfet de la région Languedoc-Roussillon, Thierry Lataste, a validé ce projet général, dans le cadre de l’axe que la SNCF nomme « Paris-Madrid« . Au Nord de Perpignan, il n’y aura donc pas de gare TGV à Rivesaltes à brève échéance, tandis que l’intégralité de cette ligne remontant de Barcelone, au port florissant, fera l’objet d’une utilisation mixte fret-voyageurs. A ce sujet, d’après M. Lataste, un succès de cet axe en matière de transport de marchandises appellerait « à l’horizon 2060 » la construction d’une nouvelle ligne fret longeant l’autoroute A9, dans le cadre du Corridor méditerranéen, qui prend son départ au Sud de la péninsule ibérique.

Le tronçon Perpignan-Barcelone, ouvert le 31 juillet 2013 ?

Alors que les dernières émanations ministérielles françaises et espagnoles laissent entendre depuis l’été 2012 un lancement de la Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Barcelone courant juin 2013, le ministère espagnol des Travaux Publics évoque le mois de juillet. Quelques heures avant la présentation du rapport languedocien, Enrique Verdeguer, le président de la société publique espagnole Adif, qui assume l’intégralité des travaux relatifs à la grande vitesse en Espagne, intervenait face à la commission des Travaux au congrès espagnol, à Madrid. Selon sa déclaration, l’entrée en service de la ligne « Madrid-Saragosse-Lleida-Barcelone-frontière française », interprétée en Roussillon comme un simple « Perpignan-Barcelone », sera simultanée à l’ouverture du réseau ferroviaire espagnol aux opérateurs privés, le 31 juillet 2013.

Les flux remontant de Catalogne du Sud vont augmenter

Lors de cette même comparution madrilène, le président de la société ferroviaire espagnole Renfe, Júlio Gómez-Pomar, a communiqué une information prospective, selon laquelle les bénéfices issus de l’augmentation du trafic de voyageurs, sur l’axe reliant le territoire espagnol au territoire français augmenteraient de 6,7 % par rapport aux chiffres actuels.

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