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Depuis plusieurs années, les reports de calendrier concernant la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Barcelone ne sont plus surprenants. Le non-respect de l’échéance du 14 février 2009, annoncée dès 2007, a habitué les décideurs à patienter, en marge des spéculations médiatiques. Ainsi, la confirmation, le 29 mars, des bruits issus des arcanes de la SNCF au sujet d’une non ouverture le 28 avril, n’a pas étonné le public, à Perpignan, Figueres ou Barcelone. Cependant, évoquant des éléments techniques précis, le site d’informations Tranvia.org, cité le 31 mars par plusieurs médias barcelonais, avance le 26 mai comme nouvelle date, selon une indiscrétion issue de la société ferroviaire espagnole Renfe.

Les TGV français ne sont pas au point

Les raisons de cet énième report de date sont fondées sur le manque de compatibilité entre les TGV français que la SNCF doit affréter jusqu’à Barcelone et Madrid en remplacement de la formule actuelle, qui comporte un relais assuré à Figueres per des trains AVE espagnols. L’alignement sur le système de sécurité européen ERTMS, qui permet à tout train de circuler dans tout pays, sans problèmes de langage informatique, notamment lorsqu’il s’agit de s’arrêter automatiquement, n’est pas encore au point dans les TGV. Dans l’actualité, un convoi français s’élançant de Perpignan vers Barcelone devrait, par moments, limiter sa vitesse à 80 km/h, afin de ne faire courir aucun risque à ses passagers. Mais à l’inverse, les essais de trains AVE espagnols en territoire français s’avèrent satisfaisants, ce qui laisse entendre que le TGV pourrait fonctionner de Madrid à Paris, c’est à dire notamment sur la section Barcelone-Perpignan, mais pas dans le sens inverse. Cette imperfection contredit les avancées du 14 février 2013, date du premier essai concluant d’un TGV français jusqu’à Barcelone. La date du 26 mai ne suscite pas de commentaires des gouvernements français et espagnol, car l’expérience démontre que les certitudes sur la grande vitesse entre le Roussillon et la péninsule ibérique sont osées.

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