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Le 28 mars, le ministère de l’Industrie espagnol a validé administrativement un projet de gazoduc long 164 kilomètres et de 91,4 cm de diamètre, et reliant Martorell, au nord-ouest de Barcelone, à la ville de Figueres. Pour l’instant, l’entreprise Enagás, en charge du chantier, ne pourra réaliser qu’un premier tronçon de 88 kilomètres entre Martorell et Hostalric, à mi-chemin entre Girona et Barcelone, qu’elle envisage de finaliser l’hiver 2012. L’investissement initial, estimé à 81,5 millions d’euros, semble élevé pour un simple acheminement en gaz à la province de Girona. Toutefois, bien que la partie entre Hostalric et Figueres doivent encore attendre au moins 2015, l’objectif à terme semble être de faire arriver cette conduite au nord des Pyrénées, car Enagás prévoit d’en faire une voie de connexion avec la France, avec la plaine du Roussillon dans de ligne de mire. Sur le même schéma que la future Ligne à très Haute Tension (THT) qui reliera les plaines du Roussillon et de l’Empordà autour de 2014, le massif des Albères serait ainsi un simple point de jonction, dans le cadre d’échanges énergétiques internationaux.

Ce projet, discrètement évoqué en octobre 2009, semblait définitivement abandonné, suite à une décision de la Commission Européenne de mars 2010, et la volonté de le construire côté basque. Si l’entreprise concernée n’est pas très prolixe, elle semble également peu dispendieuse. Les municipalités traversées par le futur gazoduc ne seraient pour l’instant indemnisées qu’à hauteur de 20 euros par mètre. Une somme souvent jugée insuffisante par les communes affectées, car la durée de vie de la conduite a été initialement fixée à 40 ans, et son tracé devrait concerner de nombreuses zones boisées. De plus, de nombreux élus sud-catalans pointent du doigt le manque de transparence, tant sur les détails du tracé, que sur les modalités de la construction en elle-même.

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