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La multinationale automobile Nissan est sur le point de valider l’installation à Barcelone d’une usine de production d’un nouveau modèle, de type « pick-up », après de longues semaines de craintes et de négociations. Ce jeudi, le comité mondial des assignations de l’entreprise, situé au Japon, s’est montré satisfait de l’ébauche d’un plan compétitivité présenté par les syndicats Union Générale de Travailleurs (UGT) et Union Syndicale Ouvrière de la Catalogne (USOC), approuvé par référendum. Dans les prochains mois, Barcelone, qui rivalise avec d’autres usines Nissan situées en Afrique du Afrique et au Maroc, devrait profiter d’un investissement de 80 millions du groupe japonais. L’activité lancée dans la capitale catalane concernerait une nouvelle camionnette, qui garantira des emplois pendant une période de 10 ans. Dans le cadre de l’accord en vue, le personnel de Nissan à Barcelone s’engage à un blocage de salaires, une augmentation du temps de travail assortie d’une contrainte à être en poste 15 samedis par an, et la flexibilité, et une suppression des temps de pause. Sous la pression japonaise, ces dures conditions paraissent indispensables pour garantir une bonne partie de la production de Nissan en Catalogne. Cette amélioration de la productivité devrait permettre de produire 60.000 pick-up à l’année, dans la zone franche de Barcelone. Précédemment, le 2 décembre 2000, les dirigeants de Nissan, de passage à Barcelone, avaient quitté la Catalogne dans l’incertitude face au véhicule visé, tout en inquiétant au plus haut point les équipes de travail, faute d’accord pour baisser le coût du travail. L’information de ce jeudi, qui relance les intérêts mutuels catanalo-nippons, s’accompagne de la promesse d’une progression salariale de 2% entre 2012 et 2014.

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