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Après la fin du creusement du dernier tunnel de la Ligne à Grande Vitesse à Girona, le 6 juillet, un événement comparable s’est produit ce mardi à Barcelone. Le tunnel séparant la nouvelle gare de la Sagrera, au nord de la ville, de la gare historique de Sants, a l’ouest, a vu la lumière à son extrémité. Le chantier, effectué grâce au titanesque tunnelier « Barcino », du nom romain de la capitale catalane, a comporté 5,1 km de percement, dans un sous-sol parfois ingrat, perforé à 40 mètres en moyenne sous les boulevards. L’essentiel du tracé emprunte la partie basse du quartier de l’Eixample, et frôle des monuments majeurs du patrimoine Barcelonais, comme la cathédrale de la Sagrada Família et La Pedrera, deux réalisations indispensables de l’artiste Antoni Gaudí. Au total, 16 mois auront été nécessaires, depuis le 26 mars 2010, pour venir à bout de cette réalisation ambitieuse.

La sortie du tunnelier dans le secteur de la gare de Sants, s’est déroulée en présence du ministre des Travaux Publics espagnol, José Blanco, de la ministre de la Défense, Carme Chacón, catalane de son état, du maire de Barcelone, Xavier Trias, et des dirigeants de la société publique ADIF, en charge des travaux de l’ensemble de l’axe la Jonquera-Barcelone, et au-delà.

Le coût du chantier exécuté, de 179,3 millions d’euros, est inclus dans une enveloppe considérable, de 4,2 milliards, consacrée à la construction du tronçon à grande vitesse qui joindra Figueres à Barcelone. Selon le ministre Blanco, qui a tenu à s’exprimer sur le délicat sujet du calendrier de finalisation de la ligne, la connexion avec le territoire Français, qui concerne Perpignan au premier chef, sera réellement possible en 2012. Le représentant de l’Etat espagnol ne s’est cependant pas risqué à préciser s’il s’agirait du milieu ou de la fin de l’année.

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