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La réunion des 12 villes TGV, jeudi à Perpignan, s’est conclue par une déclaration commune des présents, dont le maire de Barcelone, Jordi Hereu, et le président de le Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération, Jean-Paul Alduy. Le Couloir ferroviaire Méditerranéen, qui supposerait une ligne TGV continue Algéciras-Perpignan massivement soutenue par l’Union Européenne après un engagement de l’Espagne, a en effet été ardemment souhaité. Mais ce projet a reçu un coup de massue, ce vendredi, lorsque le maître de conférences en Sciences économiques de l’Université de València, Gregorio Martín, a déclaré « le Couloir Méditerranéen a disparu, il n’y a plus un euro disponible ». Car le budget prévisionnel du gouvernement Zapatero pour 2011 n’inclut pas cette ligne continue, qui resterait au placard jusqu’en 2015, selon M. Martín. De son avis, seul un partenariat public-privé pourrait d’ailleurs sauver ce projet, car Bruxelles se détournerait des réalisations ambitieux au profit de l’amélioration des lignes existantes. En marge de ces indications pessimistes, le ministre de l’Industrie espagnol, José Blanco, a affirmé ce samedi que l’Etat espagnol dispose des budgets nécessaires à la finalisation du tronçon Figueres-Barcelone, qu’il juge « très important ». Le ministre a confirmé que la ligne Barcelone-Perpignan fonctionnerait dès 2012.