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Après le premier contournement de la ville de Perpignan fourni en 1974 par l’autoroute A9, la déviation sans péage attendue depuis 27 ans entre en service ce 5 avril. Son inauguration, ce jeudi 4 avril par le préfet des Pyrénées-Orientales, René Bidal, le président de la Région Languedoc-Roussillon Christian Bourquin, la présidente du Conseil général des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, et le président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Paul Alduy, signifie la fin d’un long calvaire. Ce nouvel axe, qui relie la route départementale 900, au Nord, et la départementale 914, au Sud, doit réduire immédiatement le flot de véhicules empruntant par force le centre-ville, via la route dite « pénétrante Nord », le pont Arago et la Place de Catalogne. Finalisée, la section Nord de cette rocade Ouest, dont l’échangeur du fleuve Têt, inauguré en juillet 2012, a exigé 19 mois de travaux et 9,6 millions d’euros, comporte 2,8 km. Entamée en 2007, pour un coût de 64 millions d’euros, elle doit permettre de réduire à 40.000 véhicules par jour le trafic sur le pont Arago, évalué jusque-là à 70.000 véhicules.

La deuxième section, vers le Sud, après 2020

Inscrite dès 1985 dans le Plan Local d’urbanisme (PLU) municipal puis en 1992 dans le contrat de plan Etat-Région, la rocade Ouest de Perpignan a longuement tardé, avant de profiter du transfert, en 2006, de la compétence routière à son maître d’oeuvre et d’ouvrage, le Conseil général. Celui-ci a assumé 33 % du financement, à l’égal de la Région Languedoc-Roussillon, les 33 % restants revenant à la mairie et à l’Agglomération. Mais la section Sud, jusqu’au péage Sud de l’autoroute A9, pour un contournement parfait de Perpignan, devra attendre après 2020. Cette étape, qui doit encore être soumise à une enquête publique, devrait coûter 20 millions d’euros.