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La société chinoise Hutchison Port Holdings (HPH), qui a lancé en septembre 2012 le plus grand site de traitement de marchandises de Méditerranée, baptisé “Barcelona Europe South Terminal” (BEST), a confirmé le 23 janvier 2014 la deuxième étape de cette réalisation pharaonique. La première a coûté 300 millions d’euros, pour un aménagement intégral comportant 18 modules de manipulation de conteneurs semi-automatisés, sur 60 hectares. La prochaine, dotée de 150 millions, pour 40 hectares supplémentaires, recevra 22 modules de plus et 18 grues aptes à charger et décharger des porte-conteneurs de dernière génération. Le 30 janvier, pour coordonner cet agrandissement, le président du Port de Barcelone, Sixte Cambra et le directeur de BEST, Guillermo Castro, ont rencontré le président du gouvernement autonome de Catalogne, Artur Mas, en compagnie d’une délégation de HPH, menée par le responsable du groupe en Europe, Clemence Cheng. Selon les détails communiqués au sortir de cette rencontre, les travaux débuteront cette année déboucheront en 2015 sur l’ajout de 500 mètres aux 1000 mètres de ligne d’embarquement existants.

Le chantier des accès ferroviaires a été validé le 10 janvier

HPH, présent dans 52 ports distribués dans 26 pays, a manifesté son ambition catalane en choisissant l’espace portuaire de Barcelone comme premier site d’implantation mondiale de ses systèmes semi-automatiques. Le groupe, basé à Hong-Kong, espère par cette stratégie fondée sur la rapidité de traitement des marchandises, additionnée à un périmètre plus important, mieux capter les navires asiatiques qui empruntent actuellement le Détroit de Gibraltar pour rejoindre les ports de Rotterdam, Anvers et Hambourg. Le Port de Barcelone, géographiquement avantagé mais pénalisé au niveau ferroviaire pour rejoindre efficacement les marchés du Nord, reste promis à devenir la référence du Sud de l’Europe face aux concurrents du Nord. Mais il doit encore surpasser l’écueil de ses accès directs par le train, qui font l’objet d’un chantier de 170 millions d’euros validé le 10 janvier 2014 par le ministère espagnol du Développement. Ce projet, que nous évoquions en septembre 2013, était alors doté d’un financement de 108 millions et visait le traitement quotidien de 200 à 240 trains. Plus au Nord, en Roussillon, le Port de Barcelone doit encore, pour ses propres intérêts, obtenir la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier.

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