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Depuis 2009, la commune de Laroque des Albères souhaite remplacer une partie de son vignoble par 13,5 hectares de panneaux photovoltaïques au sol, mais les récentes dispositions de l’Etat contrent ce projet. Le 29 décembre 2009, la mairie a validé cette idée verte et amorcé l’idée d’un déblocage du Plan Local d’Urbanisme (PLU), malgré la désapprobation préalable d’une commission spécialisée consécutive à une enquête publique. Mais une circulaire du ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, émise le 18 décembre 2009, qui indique « Les projets de centrales solaires au sol n’ont pas vocation à être installés en zones agricoles, notamment cultivées », oppose de fait la mairie à la volonté centrale, tandis qu’un « Comité Rocatin d’Initiatives Citoyennes » se positionne contre le projet. Le département des Pyrénées-Orientales, dont le soleil et la tramontane sont de puissants atouts pour la production d’énergie propre, se heurte ainsi à la difficulté de la transformation foncière et paysagère, tout comme à l’opposition d’une partie du monde agricole et de collectifs citoyens généralement adversaires des réalisations privées. La concurrence foncière se révèle ainsi dans l’usage des terres, dont la vocation agricole doit rester un espoir, selon la volonté ministérielle.

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