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Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a annoncé ce mercredi matin au congrès de Madrid la prochaine approbation par le Conseil des Ministres, ce vendredi, d’une série de mesures libérales, dont la privatisation de l’aéroport de Barcelone. L’État espagnol s’apprête ainsi à ouvrir 49% du capital de la principale plateforme aeroportuaire catalane. La gestion, actuellement sous la responsabilité de l’organisme public « Aéroports Espagnols et Navigation Aérienne » (AENA) en sera ainsi confiée au secteur privé, dans la cadre d’un régime de concession. Selon le premier vice-président du gouvernement espagnol, Alfredo Pérez Rubalcaba, cette privatisation est justifiée par le besoin urgent de réduire la dette espagnole et celui d’atteindre une plus grande marge de manoeuvre budgétaire, le tout pour disposer de ressources nouvelles permettant de finançant de nouveaux dispositif en faveur de l’emploi. Dans ce domaine, une aide d’Etat de 426 euros, actuellement proposée aux chômeurs de longue durée, arrivera à son terme en février 2011, et ne sera pas rénouvelée. En guise de remplacement, le gouvernement espagnol a prévu de lancer de nouvelles mesures d’encouragement à l’activité, reposant en particulier sur une régulation des agences pour l’emploi privées, développées ces dernières années en territoire Espagnol. Par ailleurs, un paquet fiscal est sur le point d’être mis en place à l’avantage des PME. Il concerne une réduction de l’impôt de successions, de l’impôt sur les sociétés, tandis que le concept d’entreprise de « petite entreprise » sera élargi aux sociétés dont le chiffre d’affaires atteint 8 à 10 millions d’euros par an. Cette accélération de la politique économique du gouvernement central espagnol est annoncée trois jours après la victoire du candidat centriste Artur Mas aux élections du Parlement de Catalogne, dont l’intention est de mettre en place un plan d’austerité en vue de réduire le taux de chômage sud-catalan au niveau européen en 2016. Selon M. Mas, qui s’exprimait ce même mardi, les mesures défendues par M. Zapatero, la privatisation de l’aéroport de Barcelone est insuffisante, car cette infrastructure restera à 51% propriété de l’Etat espagnol. Le prochain président de la Catalogne, qui s’est montré partisan de la fin de ce système de gestion, qu’il juge « hégémonique », a exigé une réflexion partagée entre Madrid et Barcelone sur le statut de l’aéroport catalan.

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