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La fraude à la viande de cheval intervenue en 2013 a pénalisé le marché catalan, où, dans la province de Girona, l’abattage équin a dû être suspendu dans un établissement, l’Abattoir du Gironès. Celui-ci est autorisé à reprendre cette activité depuis ce jeudi 20 mars, après que l’Agence de la Santé Publique de Catalogne a levé l’interdiction de production de viande chevaline qu’elle avait prononcée à son égard, en décembre. Dans le sillage de l’affaire, qui a éclaté en Grande-Bretagne en janvier 2013 avant de se répandre, notamment en France, le gouvernement catalan et la mairie de Girona, qui jouit de cette compétence, étaient intervenues par mesure de précaution. Le 16 décembre 2013, la guardia civil et la gendarmerie ont inspecté cet établissement, suspecté de liens avec les réseaux opérant dans le Sud de la France. L’étude des fiches d’abattages réalisés de 2010 à 2012 a démontré que la viande répondait aux exigences sanitaires associées à la consommation humaine, mais depuis, l’abattoir s’impose un protocole de contrôles renforcés, afin d’obtenir des « garanties maximales sur la traçabilité des animaux », selon un communiqué.

En Catalogne du Sud, où 6000 à 7000 chevaux sont abattus chaque année dans ce cadre, l’Abattoir du Gironès domine cette activité pour la province de Girona, qui compte une trentaine d’établissements, pour la plupart privés.