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La lutte espagnole contre l’adversité économique a comporté le 11 juillet une annonce d’augmentation de la TVA générale à hauteur de 21 %, contre 18 % jusque-là. Cette mesure, qui confirme plusieurs informations préalables, a fait l’objet d’une déclaration officielle du premier ministre, Mariano Rajoy, dans le cadre d’un nouveau plan de réduction de la dépense publique. Celui-ci, évalué à 65 milliards d’euros, sera appliquée sur une période de 18 ans. Il concerne une hausse de la TVA qui prend effet « immédiatement » dès sa publication au Journal Officiel espagnol, consécutive à celle d’un décret approprié, prévue le 13 juillet. Cette mesure d’urgence s’inscrit dans le contexte délicat de la diffusion par l’OCDE, le 10 juillet, d’indicateurs de tendances inquiétants, parmi lesquels un déficit public espagnol de 8,9 % en 2011. Selon cette même source, la dette publique espagnole atteindra 79,8 % du PIB fin 2012, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi de 18 à 24 ans représentera 53 % de cette tranche d’âge.

Le premier ministre espagnol regrette sa propre mesure

Pour M. Rajoy, qui a cité l’ensemble de ces chiffres sans crainte, cette situation suscite, face aux partenaires européens de l’Espagne, une « responsabilité maximale, de la discipline et de la diligence ». En outre, le chef de l’exécutif espagnol, farouche opposant à une hausse de la TVA lors du mandat de l’ancien premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, s’est déclaré « opposé » au principe de sa propre initiative, à laquelle il s’est avoué contraint par les « circonstances ».