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Dans le cadre de la libéralisation du trafic ferroviaire européen, le conseil d’administration de la compagnie espagnole RENFE a approuvé lundi 1er juillet le projet de concurrencer la SNCF. En réalité, la ligne Paris-Barcelone est couverte depuis son ouverture, en 2015, par la SNCF et la RENFE, car chaque opérateur intervient dans les deux pays. Mais la RENFE vise désormais deux lignes en France, Lyon-Marseille et Lyon-Montpellier. Elle aménage actuellement des bureaux dans la capitale des Gaules, pour mieux commercialiser son offre, à compter du mois de décembre 2019. Ses trains devraient circuler début 2020, car les autorisations administratives nécessaires ont été obtenues auprès de l’Etat français. La RENFE, qui espère gagner Paris à brève échéance, dialogue à cet effet avec SNCF Réseau. A l’inverse, les intentions de la SNCF en Espagne, notamment sur le juteux Barcelone-Madrid, restent à préciser. Cette concurrence sera possible à compter du 14 décembre 2020.

Une internationalisation en croissance

Cette ouverture à la concurrence du transport ferroviaire s’accompagne de l’homologation, obtenue auprès de la France, du matériel roulant affrété par la RENFE. Singulièrement, il s’agit de trains de marque Alstom, modèles S100, de fabrication française.
Par ailleurs, l’internationalisation des AVE (TGV) de la RENFE se traduit déjà en Arabie Saoudite, sur la ligne Médine-La Mecque, tandis que la ligne américaine Houston-Dallas est construite pas ses soins et sera assurée par ses mêmes soins.

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