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La concurrence entre l’axe TGV du Roussillon et la voie ferrée traditionnelle Perpignan-Cerbère, évoquée depuis 2010 et réelle à brève échéance, devrait provoquer une mise à l’écart de la liaison historique, ouverte en 1858. En effet, l’avant-projet de loi de décentralisation précise que l’Etat se réservera la seule compétence sur les lignes appelées « Trains d’équilibre du territoire » (TET) reliant deux villes de 100.000 habitants situées dans deux régions non mitoyennes. Le 27 janvier 2013, la branche catalane de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) a ainsi divulgué une version sommaire du futur schéma ferroviaire, sur laquelle la quarantaine de kilomètres séparant Perpignan de l’ancien terminus de la Côte vermeille, parmi 28 autres TET, disparaît de la carte.

Quel sera le choix de la Région Languedoc-Roussillon ?

Au travers de ce changement, 230 trains seraient remis en cause ou transférés aux Régions, dont le maillon Perpignan-Cerbère, au même titre que Tours-Angoulême, à titre d’exemple, qui passeraient au second plan en vertu du fameux “désengagement de l’état”, selon l’association de gauche, refroidie par la présidence Hollande. Sur ce principe, plusieurs trains interrégionaux devraient faire face à une “suppression » car certains exécutifs territoriaux « n’assumeraient pas financièrement ce transfert”. Les choix et les moyens du Languedoc-Roussillon sont concernés, d’autant que plusieurs lignes de « trains d’équilibre » seraient transformées en ligne de bus, mais, d’après l’ANECR, « les régions riches pourront mettre en place une tarification sociale, les autres devront augmenter les tarifs ».

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