Langue

Quelques jours après la révélation, le 11 juillet, d’un possible désengagement de l’Etat envers la construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Perpignan et Montpellier, une contre-décision a été formulée le 27 juillet. La mise en service de ce tronçon a en effet été validée et confirmée par la préfecture de la région Languedoc-Roussillon, depuis Montpellier, pour une « mise en service à l’horizon 2020 ». Cette approbation, effectuée par un “comité de pilotage”, a permis de rappeler que l’enquête d’utilité publique reste prévue autour de 2015, tandis que les études techniques et environnementales sont financées par la région Languedoc-Roussillon et l’Etat, ce dernier également représenté par Réseau Ferré de France (RFF). Le nerf de ce dossier a été nettement évoqué, face à l’adversité de la crise mais dans la communion autour d’un “projet pertinent, tant en termes de fonctionnalités que de coût ». Surtout, la préférence de l’Etat pour cette ligne, au détriment d’autres, est guidé par son caractère stratégique, sur une liaison internationale entre Séville, Madrid, Barcelone, Lyon, Paris, Londres et Bruxelles.

Quelle part du gâteau de l’Etat ?

Le comité de pilotage, en charge de déterminer le tracé exact, les équilibres entre marchandises et voyageurs et l’implantation de nouvelles gares sur le parcours Catalogne-Languedoc, devra obtenir une part décisive de l’enveloppe globale. Celle-ci, évaluée à 245 milliards d’euros pour l’ensemble du territoire français par le Schéma national des infrastructures de transports, fera l’objet d’une sévère réduction et d’une redistribution en fin d’année, par le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier. Avec la validation montpelliéraine, la LGV Perpignan-Montpellier est ainsi qualifiée d’avance. Selon le comité, elle obéira à une formule “TGV, fret, trains régionaux, intercités » promise à accompagner “l’augmentation de la population régionale” et le “développement économique”.

Partager