Langue

La future Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Montpellier peut faire l’objet d’un report de réalisation, dans le contexte de la maîtrise budgétaire engagée par l’Etat, guidée par le dernier rapport de la Cour des comptes. Le choix définitif du ministère du Budget est attendu pour la fin 2012, tandis que le président de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, avance une solution alternative en cas de désengagement de l’Etat. De son avis, exprimé le 15 juillet dans les Journaux du Midi, les 7 à 8 milliards d’euros nécessaires seront mobilisables à condition que « la crise soit terminée dans deux ans ». Il ajoute « j’ai un joker dans ma botte », tout en conservant le mystère de ce teaser de communication, qui semble indiquer une voie européenne. Mais au-delà de cet aspect de ligne, l’éventualité d’une gare TGV établie à Rivesaltes, exclue le 22 mars par Réseau Ferré de France, est également mise à l’écart par le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Le 13 juillet, cette instance consultative indiquait l’intérêt de « ne pas construire » de « gares nouvelles » à brève échéance, à l’évidence faute de financement. Ses membres précisaient cependant le besoin de « privilégier la vitesse de circulation entre Montpellier et Perpignan », c’est à dire l’utilité d’une nouvelle ligne, mais nullement celui de nouvelles haltes, notamment dans la partie Nord du Roussillon.

Partager