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La gare TGV de Perpignan, ouverte courant 2010, conçue par le cabinet barcelonais L35 Arquitectos et financée par des capitaux ibériques, a changé de propriétaire dans une discrétion qui en dit long sur le déficit d’information entre le Nord et le Sud des Albères. En effet, le 20 février, à Madrid, le groupe financier Sacresa, sis à Barcelone, en proie à des difficultés financières, a été transmis à la société connexe Metrovacesa, chargée d’éponger 2,1 milliards d’euros de dettes de Sacresa par l’intermédiaire de six grandes banques espagnoles, dont le Banco de Santander, Banesto et le Banc de Sabadell. Ce mouvement est sans incidence sur le déroulement des travaux, dont le rythme reste soutenu, tandis que 70% des murs commerciaux ont trouvé preneur. Métrovacesa possède désormais la gare, les bureaux, les zones hôtelières et commerciales attenantes. Au final, 26.000 m2 doivent sortir de terre, dans une stratégie chère au maire de Perpignan Jean-Paul Alduy de créer une dynamique nouvelle dans la partie Est du quartier perpignanais de Saint-Assiscle, réputé pour ses atours authentiquement villageois. Cette opération devrait permettre la création de 1700 nouveaux logements, dont 20% à vocation sociale.

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