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Le projet de contournement de la commune de Marquixanes, sur la route nationale 116 entre Ille-sur-Têt et Prades, est validé. Cette réalisation envisagée depuis les années 1980 fait l’objet d’un arrêté de reconnaissance d’utilité publique, publié le 28 janvier par Étienne Stoskopf, préfet des Pyrénées-Orientales. Cette route raccourcira le temps de parcours Perpignan-Prades car elle va “fluidifier le trafic », promet la préfecture, qui prévoit un renforcement de la sécurité routière et de la qualité de vie des habitants suite à cet aménagement.

Un contournement à 80 km/h

Cette route de 1,7 km, comportant une vitesse maximale limitée à 80 km/h, passera au Nord du village du Conflent. Elle sera dotée d’un rond-point à l’Ouest et, à l’Est, un carrefour en forme de T. Sa réalisation exigera l’achat de terrains sous forme amiable ou par expropriation au Nord de la voie ferrée, une opération qu’il faudra accomplir sur une période maximale de 5 ans, soit en 2027, selon les détails fournis par les services de l’État. Le chantier sera lancé consécutivement, de sorte qu’une mise en service en 2029 ou 2030 paraît envisageable. Le coût estimé dépasse 30 millions d’euros.

Expropriations terminées en 2027

Ce choix préfectoral fait suite des rectifications de projet, consécutivement à l’avis défavorable prononcé le 2 novembre 2021 par la commission d’enquête. Cette instance alertait sur les possibilités d’inondations de la future, qu’il estimait trop proche de la Têt, et de difficultés d’accès à Marquixanes. Dans la nouvelle mouture du projet, l’État ajoute un accès à l’Est du village, mais la hauteur de la chaussée, à 7 mètres au-dessus des crues record, n’a pas été changée.

Marquixanes est confronté à une forte circulation en toutes saisons, avec un accroissement en hiver, en raison d’une implantation sur la route du ski, entre Perpignan et Font-Romeu. La population de la commune est divisée en raison de doutes à caractère environnemental, ou liés à l’avenir du petit commerce. Pour sa part, le porte-parole d’Europe Écologie – Pyrénées Catalanes, David Berrué, s’oppose au projet et s’interroge : “Est-il raisonnable de prévoir la construction de cette déviation à une telle proximité des berges de la Têt ?”. Dénonçant une “hérésie coûteuse et aberrante”, ce militant suggère une alternative qui consisterait à franchir la voie ferrée “par la nationale en passage inférieur”, avec “expropriation et démolition des constructions situées entre l’actuelle 116, la voie ferrée et la bifurcation pour Arboussols et Eus de façon à élargir et sécuriser la voirie à ce niveau”.

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