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Dans le conflit qui l’oppose au gouvernement, la CGT-Cheminots des Pyrénées-Orientales s’adresse à l’intégralité des élus socialistes du territoire. Une lettre aux allures d’alarme, diffusée ce 17 juin, a été votée à l’unanimité des 168 cheminots réunis le matin en assemblée générale à Perpignan, Cerbère et Villefranche-de-Conflent. Les professionnels du rail, qui se rassemblent ce 18 juin face à la permanence du Parti Socialiste, à Perpignan, sont amers face aux stratégies de l’Etat. Il s’en remettent ainsi aux maires et aux députés socialistes Ségolène Neuville, Jacques Cresta, Robert Olive et Pierre Aylagas. Ils interpellent aussi Christian Bourquin, pris sous les feux de la défense de la Région Languedoc-Roussillon.

Dans leur message, les signataires soulignent avoir « soutenu massivement votre engagement pour un changement de politique » lors des dernières échéances électorales. Le syndicat, qui affirme ainsi des choix, évidents mais politiques, se montre déçu des « promesses » et du « soutien aux ouvriers et salariés » qu’il a cru entendre chez ses interlocuteurs. Il s’interroge « Et le Changement … c’est pour quand ? », avant de fustiger un « projet de réforme préparant le démantèlement et la privatisation de la SNCF ».

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