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La Catalogne ne ferme aucune « ambassade » à l’étranger et vise l’Asie
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Les économies drastiques engagées par le gouvernement catalan, par des compressions de personnel dans la fonction publique et la fermeture programmée d’organisme territoriaux variés, ne concerneront pas ses représentations à l’étranger. Ce jeudi, la Vice-Présidente de la Generalitat de Catalunya, Joana Ortega, a en effet annoncé que l’intention de l’exécutif catalan, dirigé par le Président Artur Mas, est de ne fermer aucune de ses « ambassades » implantées dans le monde. Ces « délégations à l’extérieur », selon la terminologie officielle, devraient bien au contraire être développées dans les prochaines années, en vue d’accompagner la sortie de crise.

En 2013, le Mexique aura ainsi sa représentation catalane, qui s’ajoutera aux bureaux déjà présents à Paris, Berlin, Londres, New York et Buenos Aires. En outre, la Catalogne s’appuie sur une représentation permanente auprès de l’Union Européenne, située à Bruxelles. Mais cette politique internationale, adaptée à la marche du monde et aux pays émergents, visera aussi, cette fois-ci, après 2013, autant le Brésil et les Etats-Unis, que la Chine et l’Inde. Les budgets de ce réseau devraient subir cependant certains réajustements selon la volonté de la vice-présidence, qui souhaite mettre de côté les événements protocolaires, à caractère purement diplomatique, pour renforcer l’influence économique catalane. Les 35 bureaux de l’agence d’action économique Acció 10, créée par la Generalitat, devraient ainsi constituer le coeur du développement prévu. Selon Mme Ortega, le travail effectué à l’extérieur de la Catalogne, dans l’intérêt du territoire, est une « question de pays », qui exige un consensus de l’ensemble des forces politiques représentées au Parlement de Catalogne.