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La Catalogne maintient la CMU pour les sans-papiers supprimée par Madrid
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Les mesures engagées en 2012 par le très droitier gouvernement espagnol de Mariano Rajoy prévoient pour les immigrés clandestins résidant en territoire espagnol le paiement de 710 euros en moyenne pour accéder au système de santé public. Ce changement intervenu en début d’année pour renflouer les caisses de l’Etat prévoit une somme bien plus importante, de 1864 euros en moyenne, pour les sans-papiers de plus de 65 ans. L’élimination de situations d’abus est dans le viseur espagnol, mais ce sévère dispositif n’exclut pas l’assistance d’urgence, ni l’aide aux mineurs et aux femmes enceinte en situation irrégulière.

La Catalogne maintient la couverture santé universelle

Parmi les 17 communautés autonomes espagnoles qui composent l’Espagne, la Catalogne du Sud a adopté le 1er avril le non-alignement sur cette austérité sanitaire engagée par le gouvernement Rajoy. Le gouvernement catalan prolonge ainsi sa couverture maladie universelle pour les étrangers en situation irrégulière, tout en affrontant une dette de 1,3 milliards d’euros envers son système de santé, qui inclut hôpitaux, organismes sociaux et pharmacies. La Catalogne du sud a réduit ses dépenses par patient de 11,3 % en 2012 par le biais d’une austérité propre, mais la politique de son président Artur Mas, membre de la formation de centre-droit Convergence et Union, s’avère plus sociale que celle de Madrid. Cette solidarité envers les sans-papiers de Catalogne du Sud, au nombre de 110.000, coûtera 78 millions d’euros en 2013, avec pour condition un temps de résidence d’au moins trois mois pour les intéressés. Les clandestins signalés auprès des autorités catalanes depuis plus d’un an pourront accéder à des médecins spécialistes, à l’identique des citoyens nationaux.