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De 2007 à 2013, la Recherche et le Développement (R+D) ont reçu en Catalogne 915 millions d’euros de fonds européens, soit 2,1 % du total. Ces aides ont profité aux universités, centres de recherches et entreprises, qui ont particulièrement mis l’accent sur l’innovation agro-alimentaire. La dernière période de programmation de subventions a révélé l’intérêt croissant de grandes entreprises et de dizaines de PME à mobiliser de l’intelligence pour solliciter des aides à leur internationalisation. Les départements de R+D, consacrés à de nouveaux procédés porteurs de nouveaux marchés, ont bénéficié d’un tiers des aides que la Commission européennes a destinées à l’Espagne.

Capter des subventions, une affaire de libéralisme

La capacité à capter des fonds européens est devenue un critère de compétitivité des territoires, comme leur aptitude à produire du PIB. Mais cette vertu n’est pas automatique et le profond libéralisme sud-catalan favorise les initiatives, dans le secteur public et dans le secteur privé. Anna Coelho, directrice de l’agence pour la compétitivité des entreprises « Acció », développée par le gouvernement catalan, assure que les possibilités européennes sont « immenses », notamment pour l’agro-alimentaire et l’environnement. Mais la détection du bon programme impose ingénierie et prise en main, selon un esprit d’entreprise, y compris dans le secteur public, qui rapproche Barcelone et Bruxelles mais tend à éloigner la France, sujette à la centralité publique. La tentation du repli national puise d’ailleurs dans ce décalage, car l’Europe aide l’initiative du terrain, réfute la passivité et esquive les Etats. En quelque sorte, l’obtention de subventions européennes impose de savoir ce qu’on l’on souhaite, qu’elles existent et comment les solliciter. La prochaine période de programmation fixe un Horizon 2020 pour l’innovation et la recherche, doté de 80 milliards d’euros.

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