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Le 15 mars 2015 sera une date clé du calendrier gastronomique international, selon l’idée du chef Ferran Adrià, qui ouvrira ce jour-là sa Bullifoundation. Ce laboratoire de la créativité et de la recherche culinaire à vocation planétaire verra son chantier débuter en octobre 2013, suite à l’approbation administrative fournie le 3 mai par la mairie de Roses, sur le site de l’ancien El Bulli. Accueillant 200.000 visiteurs par an, il succédera au célèbre restaurant, devenu au fil du temps « trop prévisible« , comme l’avouait Ferran Adrià en 2011, avant d’en prévoir la transformation en espace d’archives, de projections de films, de brainstormings de créateurs et d’expérimentations. Cette fondation, inventée sans modèle préalable, agira sur les trois axes que seront « El Bulli 1846 », du nombre de plats préparés par le restaurant, « El BulliDNA » (ADN en anglais), chargé de la recherche et de la diffusion sur Internet, et Bullipédia, une encyclopédie gratuite de type Wikipédia.

Vente aux enchères à New York et Hong Kong

Selon les calculs du chef, la Bullifoundation, dont l’aménagement coûtera 600.000 euros, suscitera un chiffre d’affaires de 946.000 euros par an, principalement issu des billets d’entrée à ce site, auquel les scolaires pourront accéder gratuitement. Une boutique attenante contribuera au financement de ce centre d’un nouveau style, où des repas ne seront servis qu’exceptionnellement. Le montage du projet Bullifoundation bénéficie de contributions privées, dont celles de la société basque de technologies innovantes Tecnalia et de l’opérateur historique espagnol Telefónica. Parallèlement, l’immense cave et des objets de l’ancien restaurant El Bulli ont fait l’objet d’une vente aux enchère à Hong Kong et New-York, avec pour résultat un bénéfice de 1,4 million d’euros.

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