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Face à la prévision d’un recul du P.I.B. de 1,5 % en 2013, précédant une reprise de 0,6 % en 2014, selon les estimations communiquées le 28 mars par l’agence de notations Standard & Poor’s, la Banque d’Espagne réagit. L’organisme en charge de superviser l’économie espagnole, recommande à l’Etat, qui prépare une réforme du marché du travail, d’inciter à la baisse des salaires. Cette préconisation, qui comprend une baisse nette, où ne réduction des charges salariales, s’inscrit également dans la perspective d’une nouvelle hausse du chômage, qui devrait se traduire en fin d’année par un taux de 27,1 % de la population active. Selon la Banque d’Espagne, une réduction des salaires, qu’elle estime « cruiciale », permettrait d’éviter de nouveaux licenciements.

Protéger les emplois existants

Actuellement, l’Etat espagnol déploie des efforts pour réduire sa dette, qui représentera 6 % du P.I.B. en 2013 et 2014. Il encourage également une réduction de la dette contractée par les entreprises et par les foyers, mais la « faiblesse extrême » du marché du travail, selon la Banque d’Espagne, impose une protection des salariés. La stratégie employée par le premier ministre, Mariano Rajoy, est celle d’un nouvel effort d’austérité, qui doit annoncer, pour l’automne 2014, une reprise de la création d’emplois.

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