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Conforté par le succès croissant de l’autoroute ferroviaire Le Boulou-Bettembourg, au Luxembourg, lancé en 2007, le Premier ministre souhaite enfoncer le clou. Jean-Marc Ayrault a en effet inclus dans son programme « d’investissements d’avenir », doté de 12 milliards d’euros, un nouvel axe pour le transport de marchandises, reposant sur le même principe de ferroutage, entre « Calais et Perpignan ». Ce projet imposant, annoncé en toute discrétion le 9 juillet, contractualisé en septembre, fait déjà l’objet d’une commande auprès de la société Geodis, filiale de la SNCF, pour sa mise en place, également au départ du Boulou. La combinaison des moyens de transports, par le chargement des remorques de poids-lourds sur des trains prévus à cet effet, déleste les autoroutes classiques et suscite de précieuses économies de transport.

Le Roussillon, lié au premier détroit du monde pour l’automobile

Selon les services du premier ministre, cette nouvelle voie de communication, qui peut concurrencer différentes sites des Pyrénées-Orientales, dont le périmètre du Marché International Saint-Charles de Perpignan ou la plateforme logistique de Rivesaltes, fonctionnera au deuxième trimestre 2015. Quelque 1100 km plus au Nord, Calais, premier port européen pour le trafic de voitures, au bord du premier détroit du monde en matière de trafic maritime international, sera l’aboutissement des marchandises venues du Roussillon. En réalité, à raison de deux allers-retours par jours, celles-ci proviendront d’Espagne et du Maghreb, dans la tradition économique dévolue au Pays Catalan. Dans son ambition globale, l’Etat souhaite aussi multiplier les autoroutes ferroviaires en créant une liaison entre Bayonne et Dourges, à 100 km au Sud-Est de Calais. Il s’agit de transporter annuellement 500.000 poids-lourds à partir de 2020.

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