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Lancé en 2010, l’Euro-District catalan transfrontalier, union du département des Pyrénées-Orientales et de la province de Girona, a fait un pas, ce lundi à Perpignan. La session plénière du Conseil Général des Pyrénées-Orientales a juridiquement approuvé, à l’unanimité, la création d’un Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (GECT), rassemblant 1,1 millions d’habitants, dont 40% en territoire français, sur un socle commun de services de proximité. Mais alors que le président PS du Conseil Général catalan, Christian Bourquin s’émerveillait de ce projet « équilibré », le conseiller général sans étiquette Christian Blanc avertissait des décalages entre l’aire d’influence de Perpignan et celle de Girona, économiquement et socialement plus active, démographiquement plus jeune, à l’instar de ses élus. Deux visions se sont alors opposées, d’une part, le romantisme d’un rapprochement Nord/Sud placé dans un cycle historique ouvert par la mort du général Franco en 1975, et de l’autre, l’aveu de concurrences entre les deux territoires, devenues criantes dans cette première décennie du XXe siècle. Au sein du futur Euro-District, le secteur Nord, méfiant envers l’Europe et davantage dépendant des administrations, contraste avec le secteur Sud, qui profite de la crise actuelle pour opérer une restructuration, notamment industrielle.

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