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L’éventualité d’un nouveau pont enjambant le Tech à Céret suscite depuis novembre 2020 l’opposition de l’association Bien Vivre en Vallespir. Une manifestation a rassemblé quelques dizaines de personnes, samedi 30 janvier à Perpignan, au motif que le futur axe routier est “obsolète”, compte-tenu des “nouveaux enjeux économiques et climatiques”. Mais à l’inverse, cet ouvrage qui prolongerait la déviation du Boulou pour franchir le Tech au niveau de la zone Ulrich reçoit le soutien du Groupement Economique Tech Oulrich (GETO).

Cette réunion d’entreprises lance une pétition intitulée “Ensemble pour le nouveau pont sur le Tech” afin de défendre le projet. Cette initiative lancée le 27 janvier avait attiré une soixantaine de personnes, ce mercredi 3 février. Ses auteurs souhaitent que “l’intérêt collectif prime sur les intérêts privés” et espèrent “entrer dans une nouvelle ère” pour Céret, estimant que ce pont est “utile” à la ville, dont il souhaitent un “développement raisonné”. Selon eux, le projet envisagé, d’une longueur de 330 m, facilitera l’accès à la commune voisine de Maureillas.

Une zone économique de 750 emplois

L’espace économique Tech Ulrich de Céret abrite plusieurs entreprises industrielles et artisanales importantes, dont Diam Bouchage, leader sur le marché international des bouchons technologiques, qui y emploie près de 150 personnes. La société Sasplas, spécialisée dans le moulage par injection de matières thermoplastiques, est également implanté dans ce secteur, qui regroupe 100 entreprises pour 750 emplois et un chiffre d’affaires global annuel de quelque 160 millions d’euros.

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