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Le lobby de décideurs « #QuieroCorredor » (« Je veux le corridor ferroviaire méditerranéen »), réuni vendredi 27 avril en Andalousie, réclame cette infrastructure fondée sur le rail. Ces investisseurs, élus, représentants de la société civile et dirigeants d’entreprises constatent les lenteurs administratives espagnoles qui entravent la compétitivité de la bordure littorale réunissant une partie de l’Andalousie, la région de Murcia, le Pays valencien et la Catalogne du Sud. Ils souhaitent ardemment l’accélération des travaux de cette voie de circulation, particulièrement dans sa partie andalouse. Le corridor méditerranéen est « vital pour le développement de l’arc méditerranéen », ont souligné les présents dans une déclaration commune, à Malaga. Pour défendre l’accélération du projet et influencer l’opinion, un autobus portant le hashtag #QuieroCorredor parcourt désormais le tracé, du Sud au Nord. La liaison ferroviaire envisagée, reliant Algesiras et Perpignan en 2023 selon l’espoir du lobby, est partielle, car de nombreux tronçons de voie ferrée, parfois vétustes, sont inadaptés aux grands flux. Certains sont même limités à une seule voie et la plupart sont réservés au seul trafic de voyageurs. La circulation des trains de marchandises doit être améliorée à compter de 2020 entre Murcia et Perpignan, mais le tronçon Malaga-Murcia présente davantage de retards.

Silence à Perpignan

Le corridor ferroviaire méditerranéen, outil indispensable à la fluidité des marchandises dans le sens Sud-Nord, aura Perpignan pour première étape en territoire français. En question depuis plus de 10 ans en territoire espagnol, notamment en Catalogne en vertu des débouchés recherchés par le port de Barcelone il reste étranger aux grands dossiers des Pyrénées-Orientales. Ce projet revêt pourtant un caractère crucial pour ce territoire fortement soumis aux volumes de marchandises transités depuis la péninsule ibérique.

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