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Annoncée à grand renfort de publicité dans les médias majoritaires de Perpignan, l’ouverture du centre commercial de style américain « Gran Jonquera » a attiré 100.000 visiteurs en seulement quatre jours. Ce forum de la consommation inauguré le 16 mai sur des airs de Charles Trenet et Edith Piaf déploie une fine stratégie comportant une cartographie Internet de ses 70 boutiques. Son directeur, Pablo Vivancos, y signale une forte présence française, accompagnée d’embouteillages de véhicules en provenance des Pyrénées-Orientales, sur l’autoroute AP-7. Le public se presse aux « buffets libres » du site, autorisé à ouvrir ses portes tous les jours de l’année sans aucune interruption, de 7 heures du matin jusqu’à 1 heure du matin pour ses restaurants, aptes à recevoir 800 personnes. Cette surface de boutiques « outlet », à compétitivité supérieure aux rivaux « Salanca », au Nord de Perpignan, et Porte d’Espagne, au Sud, dispose de 50 enseignes, pour un taux de remplissage des locaux disponibles de 75%. D’ici la fin de l’année, 11 nouveaux magasins prendront place dans cet ensemble, qui emploie 400 persones, en vise 550 en 2014 et a été porté par un investissement de 10 millions d’euros.

« Modèle commercial catalan »

Le baptême de Gran Jonquera, en présence de son créateur, Antonio Escudero et de l’un de ses amis personnels, l’ancien ministre socialiste espagnol de la Défense José Bono, a comporté la présence du ministre-conseiller de l’Entreprise et de l’Emploi catalan, Felip Puig. Dans son allocation, ce dernier a défendu les valeurs du « modèle commercial catalan (…) qui trouve son équilibre entre le commerce de proximité et les grandes surfaces, entre les grands groupes et les entrepreneurs locaux », tandis que la mairesse de la Jonquera, Sònia Martínez, saluait le fait que ce centre commercial des temps nouveaux soit issu du « capital local ».