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L’éventualité d’un sauvetage global de l’État espagnol par l’Union européenne, signalée dès le début du mois d’août, prend le chemin de la certitude. Le 22 août, la banque d’investissements américaine Goldman Sachs a présenté une analyse selon laquelle l’Espagne formulera une demande de secours financier à partir de la fin de l’été. En préparation de cette sollicitation, le gouvernement espagnol évalue discrètement les conditions concrètes de cette aide, accordée par la Banque Centrale Européenne (BCE). Les analystes de l’entité financière new yorkaise, symbole de la galaxie de Wall Street, ont communiqué ces conclusions par le biais d’une note adressée à leurs clients, sur laquelle est mise en avant une demande de solidarité exprimée par l’Espagne « au plus tôt à la mi-septembre ». Dans ce sens, la prochaine réunion du Conseil de la BCE, prévue le 6 septembre, se présente comme décisive, car son contenu conditionnera la position espagnole envers le Fonds européen de stabilité financière (EFSF). Parmi ses conclusions, Goldman Sachs précise que les prochaines interventions financières de la BCE seront menées « opportunément », sur des échéances d’une durée oscillant entre un et trois ans. Pour éclairer tant bien que mal le contexte actuel, le ministère espagnol de l’Economie prévoit pour le mois d’octobre une situation difficile, car l’Espagne devra affronter une échéance incompressible de 26,3 milliards d’euros. Jusqu’à la fin de l’année, le Trésor Public espagnol devra réussir à percevoir 79,9 milliards des marchés afin de financer ses échéances en attente et son déficit public.

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