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Le “couloir méditerranéen”, ligne ferroviaire à grande vitesse actuellement discontinue vouée à unir le Sud de l’Espagne au Roussillon, c’est-à-dire l’Afrique du Nord à l’Europe, conditionne le destin de Perpignan, qui attend le TGV pour 2013 ou 2014. Face au désintérêt de l’Etat espagnol envers cette liaison, c’est à dire l’appui pour un financement européen de ses tronçons manquants, une importante mobilisation est annoncée. Le 7 mai, à Valence, les Gouvernements de Catalogne, de la Communauté Valencienne, des Îles Baléares et de l’Andorre, mettront la pression sur l’Espagne et l’Europe au sujet de ce couloir. A ce « sommet » participeront aussi les patronats, chambres de commerce et collèges professionnels des territoires, ainsi que de grandes entreprises comme Seat, Nissan et Ford. Ce rassemblement est organisé par l’Institut de l’Economie et de l’Entreprise Ignasi Vilallonga, qui réunit des chefs d’entreprise et des institutionnels de Catalogne nord et sud, du Pays Valencien, d’Andorre et des Îles Baléares, désireux d’accélérer leurs coopérations. Selon ses dirigeants, l’année 2010 offre une « nouvelle chance » au couloir désiré, car la Commission Européenne prévoit de réviser prochainement sa liste de réseaux de transport prioritaires.

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