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Espagne : tentatives d’exploitation pétrolière en Méditerranée Occidentale
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Les dernières années du pétrole comme source d’énergie principale et la relance des économies mondiales autour de son exploitation suscitent les convoitises de grandes entreprises. En effet, selon le modèle des États-Unis qui ont voulu assurer leur approvisionnement grâce au gaz et pétrole de schiste sur leur sol, plusieurs entreprises européennes envisagent des projets de plateformes pétrolières en Méditerranée. Selon l’édition du journal ARA de ce dimanche 23 novembre, quatre demandes de prospection sont en cours en Espagne, au large des côtes de la Costa Brava, du Maresme et des Terres de l’Ebre.

L’entreprise Seabird Exploration du Golfe du Lion ambitionnait d’explorer une large zone de 37000 km, mais son étude environnementale a été classée pour vice de forme par le gouvernement espagnol. En revanche, l’étude environnementale de l’entreprise Capricorn Spain Limited, filiale de l’Ecossaise Cairn Energy, a été validée en janvier 2013 pour prospecter 11.500 km entre la Costa brava sud et le Maresme. Le plus grand projet est celui de l’entreprise norvégienne Spectrum ASA qui entend prospecter 1 300 000 km entre le golfe du Lion, le Golfe de València et les Îles Baléares. Cette société a déposé une demande au gouvernement espagnol il y a un an. Enfin, l’entreprise espagnole Repsol, propriétaire de la plate-forme pétrolière Casablanca, à 52 km au large de Tarragone, entend étendre sa zone de recherche. L’opposition écologiste en Espagne autour de ces projets est forte, étant donné l’impact environnemental de telles plateformes, concrétisé par l’accident de 2009 de la plate-forme Casablanca qui avait versé 100 tonnes de pétrole brut en Méditerranée. Pour la France, le permis de recherche de pétrole de la britannique Melrose Ressources à 24 km au large de Marseille avait été rejeté unanimement en 2012, notamment par le président Sarkozy.