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Deux inspecteurs de la Banque d’Espagne dirigés par le Juge d’instruction Fernando Andreu, ont révélé ce 4 décembre dans leur rapport sur la faillite de la banque Bankia au printemps 2012 que ses comptes de l’année 2010 et 2011 avaient été maquillés. Le but de ce maquillage par ses dirigeants aurait été de favoriser l’entrée en bourse de la nouvelle banque née de la fusion de 7 caisses d’épargne. Mais les actifs de la banque étant en majorité « toxiques », cette dernière avait été sauvée par une nationalisation partielle de l’Etat espagnol, et une injection de 22 milliards d’euros d’argent public entre 2010 et 2013. Ce qu’ont découvert les inspecteurs de la Banque d’Espagne est que non seulement le président de Bankia Rodrigo Rato aurait maquillé les comptes avant le sauvetage public de la banque mais que surtout, l’actuel président nommé lors de la nationalisation et du sauvetage de la banque, José Ignacio Goirigolzarri, aurait continué le maquillage des comptes 2010 et 2011, après sa nomination. L’affaire Bankia est aujourd’hui une affaire aux multiples ramifications, toutes en cours d’instruction, symbole d’un capitalisme dévoyé, certainement à l’origine de la crise de 2008, particulièrement dure en Espagne.