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La Clau
En 2015, moins de centre de recherches à l’Université de Perpignan
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La prise d’autonomie de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) en matière de budget, d’initiatives et de stratégies, amorce une étape décisive, contenue dans la « loi SRU » de 2007. Avec ce dispositif relatif aux « libertés et responsabilités des universités », qui devait être abouti au 1er janvier 2013, le campus du Roussillon doit apprendre la liberté financière, un management du personnel propre et une gestion de ses biens immobiliers. Dans le dernier numéro du Magazine de l’UPDV, publié le 2 avril, le président de l’établissement depuis fin mars 2012, Fabrice Lorente, précise que ce changement fixé lors du mandat de Nicolas Sarkozy a imposé pour 2013 une « réduction de 10 % de la voilure budgétaire ». Les coupes financières concernent le fonctionnement et le « remplacement partiel » des postes vacants de l’université, dont le budget atteint 77 millions d’euros, pour 10.000 étudiants et 900 employés. Partisan de l’évolution, consacrée par le volet dénommé « Responsabilités et Compétences Elargies », M. Lorente déplore l’absence de « prise en charge totale de la masse salariale Etat » par le ministère de l’Education nationale. Il évoque sans détours la « dégradation financière » causée par la non compensation par l’Etat du processus « Glissement – Vieillesse – Technicité » (GVT) relatif au personnel, informe que la hausse du Compte d’Affectation spéciale Pensions (CAS), partiellement compensée par l’Etat, induit 220.000 euros à la charge de l’établissement, qui devra verser 277.000 euros au titre du redressement de la dette publique, selon une information dévoilée en mars par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon.

Plan quinquennal 2015-2020 : faire plus avec moins

Le jeune président, dont les allures de comptable, ordinaires en Europe, peuvent surprendre, annonce son intention d’ « augmenter » les « recettes », dans une approche étrangère aux anciennes générations de présidents, davantage fonctionnarisées. Il prévoit ainsi de développer l’entrée de nouvelles entreprises et institutions territoriales dans la Fondation de l’Université, d’agir pour la collecte de la taxe d’apprentissage et la « valorisation » des locaux, tout en développant les brevets. Il brosse aussi le tableau du prochain contrat quinquennal 2015-2020, qui comportera à Perpignan des centres de recherches « moins nombreux mais plus rayonnants et plus spécialisés », une mutualisation des moyens et un « décloisonnement » général. Fabrice Lorente défend encore une « amélioration de l’insertion » des étudiants, pour renforcer la pertinence de l’Université, forcée par la loi et l’austérité à renforcer son utilité.

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