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Le dispositif des « emplois d’avenir » promis par François Hollande lors de la campagne présidentielle se traduira par la création de 816 postes en 2013 et 2014 dans les Pyrénées-Orientales, sur un total de 150.000 en France. Une première réunion technique, organisée le 18 janvier en préfecture de Perpignan en précède une série, selon une cadence bimensuelle. Ce comité de pilotage dirigé par le préfet du territoire, René Bidal, doit développer la nouvelle formule des « emplois jeunes » lancés en 1997. Réservées aux jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas diplômés, qui doivent ainsi réussir leur entrée dans la vie professionnelle, ces activités généralement éloignées de l’économie réelle s’adressent prioritairement aux jeunes qui en ont le plus besoin, spécifiquement dans les secteurs urbains sensibles et les zones rurales où le taux de chômage est très élevé. L’automne 2012, la Mission Locale Jeune des Pyrénées-Orientales avait identifié 5.500 jeunes potentiellement concernés.

Dispositif risqué dans un territoire où l’emploi est rare

L’éligibilité des candidats devrait favoriser, comme l’ancienne formule, des mécanismes de type clientéliste, la rareté des emplois spontanés restant le grand signe d’une crise endémique. Les activités concernées doivent correspondre à des Contrats à Durée Indéterminée (CDI) et recevoir un financement de l’Etat de 75 % du salaire brut du jeune concerné, à hauteur d’un Smic, pour un total de 2,3 milliards d’euros à l’échelle nationale. A Perpignan, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales est l’un des grands acteurs de cette méthode, aux côtés de la Mission Locale Jeune, du Pôle Emploi, de Cap Emploi, du Centre National de la Fonction Publique Territoriale et de la Direction du Travail. Les organisations professionnelles et patronales ne sont pas associées à cette démarche, dont le risque est de combler de possibles oisivetés, sans promouvoir des activités productives, préalables à d’autres embauches.

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