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La Clau
Elections CCI Perpignan: l’équipe Delmas attaque les sortants au bulldozer
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Une semaine après le lancement de la campagne de conquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, le candidat Bruno Delmas et son équipe sortent les crocs. Préalablement à une semaine de réunions publiques à Rivesaltes, Estagel, Collioure et Le Boulou, les opposants à la liste du candidat sortant, Bernard Fourcade, menés par Bruno Delmas, misent sur leur jeunesse et leur lassitude des politiques actuelles, soutenues par un budget de 27 millions d’euros. Leur chef de file bouscule les habitudes en dénonçant la CCI actuelle, « administrée par des dirigeants de banques », ce qui justifierait des crédits accordés aux entreprises du Pays Catalan « au compte goutte ». Jugeant une aide à l’activité « en dessous de tout pendant ces dix dernières années », iI propose, en guise de remède, la création d’un fonds d’investissement de proximité. Le jeune candidat, âgé de 40 ans, qui affirme « Le pouvoir ne m’intéresse pas si c’est pour fanfaronner », dirige la société Constellation, leader français des plateformes e-tourisme. En toute logique, sa campagne est puissante sur Internet, via le site www.cci-perpignan-2010.com, dans le pari de remporter la mise face à l’équipe sortante, qu’il n’est pas loin de qualifier de ringarde.

A l’évidence, dans les Pyrénées-Orientales, l’ajout de la crise qui court depuis 2007 à une première crise durable engagée depuis les années 1980 justifie une approche globale très spécifique, en aucun cas dupliquée d’un autre territoire. En ce sens, Bruno Delmas, outre fustiger un « bilan catastrophique après 10 ans de mandat » de la part du candidat Fourcade, entend remettre à flot l’aéroport de Perpignan, dont il rend les sortants coupables du déclin. Il propose aussi d’augmenter l’aide aux entreprises pour faire face à la « concurrence transfrontalière », tout en souhaitant inventer une « convergence transfrontalière » avec Girona. Tout en osant affirmer que la construction européenne profite davantage à Figueres et Girona qu’à Perpignan, le candidat propose une « Nouvelle CCI du Pays Catalan », sans plus utiliser la dénomination « CCI de Perpignan Pyrénées-Orientales ». En matière de tourisme, le marketing géographique, spécialité de l’intéressé, marque la différence entre sa liste, « Ici et maintenant », et la liste sortante, « L’union économique menée par Bernard Fourcade ». Le candidat alternatif alerte d’une « vision archaïque du développement touristique qui ignore le développement vers des marchés à plus forte valeur ajoutée ». Sa liste, notoirement jeune, considère que la CCI actuelle reste mitoyenne des débats des Pyrénées-Orientales, et ne contre pas les adversités de Narbonne et de Montpellier. Le scrutin, qui se déroulera du 25 novembre au 8 décembre prochains, concerne plus de 20.000 électeurs, invités à choisir les 32 représentants.

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