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Jusqu’à l’avènement de la monnaie unique, le 1er janvier 2002, Monaco, Saint-Marin ou encore le Vatican, possédaient une monnaie « propre ». Le cours du franc monégasque était calqué sur celui du franc français, alors que les lires de Saint-Marin et du Vatican, avaient la même valeur que la lire italienne. Mais, l’Andorre, n’a jamais eu de monnaie propre. Avant 2002, le franc français et la peseta espagnole y étaient indifféremment utilisés. Ainsi, lors de l’arrivée de l’euro, celui-ci est devenu de facto la monnaie utilisée en Andorre, mais la principauté pyrénéenne, qui avait demandé l’autorisation de battre ses propres euros, a finalement dû y renoncer, pour le plus grand malheur des numismates.

Dès 2013, ces derniers pourront agrandir leur collection, car après l’Estonie depuis le 1er janvier dernier, l’Andorre possédera ses euros. Les nouvelle pièces seront toutefois fabriquées en Espagne et en France, et le volume pour la première année n’atteindra que la valeur de 2,3 millions d’euros, un montant comparable aux autorisations des autres micro-états où l’euro a une utilisation officialisée. Cette reconnaissance pour l’Andorre est le fruit de négociations vieilles de 8 ans et d’un accord monétaire signé à Bruxelles le 30 juin dernier entre le Commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn et le chef du gouvernement andorran, Antoni Martí. Ce dernier a reconnu que cet accord « démontre que le peuple et le gouvernement andorran, sont conscients qu’ils ont l’obligation de mener à bien ses compromis internationaux« .