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La société Diam bouchage, de Céret, qui constitue avec le papetier Arjowiggins l’essentiel de l’industrie de la région du Vallespir, au Sud des Pyrénées-Orientales, s’apprête à investir 30 millions dans son développement. Le concepteur et fabricant de « bouchons en liège sans goût de bouchon », selon son slogan, s’engage à inaugurer une nouvelle usine l’été 2015 sur son site de Céret, où il emploiera 50 personnes en plus de ses 145 salariés actuels. Après des hésitations révélées en décembre 2012, ce choix majeur signifie une localisation de l’activité sur le lieu d’origine, pour un groupe bouchonnier dont l’autre grande unité de production est située à San Vicente de Alcantara, en Andalousie. Cette unité, prévisiblement saturée en 2015 par le succès général de l’entreprise, aurait pu être agrandie, mais la capitale du Vallespir lui a été préférée.

La molécule du goût de bouchon, éliminée

Cette nouvelle usine emploiera exclusivement le procédé sous brevet lancé en 2001 par Diam, anciennement Bouchons Sabaté puis Oeneo Bouchage. Dans une sévère compétition planétaire, ce fleuron de l’industrie du Pays Catalan, qui commercialise plus d’un milliard de bouchons par an, dans 40 pays, s’assure un avantage concurrentiel en garantissant un conditionnement des vins et autres liquoreux sans résidus de liège. Il utilise à cet effet du gaz carbonique dit « supercritique » permettant d’éliminer 150 molécules, dont le « trichloroanisol », responsable du fameux goût de bouchon.