Langue

Le pari lancé par deux frères en 1984 sur l’île d’Ibiza est devenu un gigantesque business vestimentaire, consacré en 2013 par 350 enseignes ouvertes dans le monde et 13.000 points de vente. La marque de textile Desigual inaugurait son siège mondial le 13 juin sur l’espace portuaire de Barcelone, un quartier général de 50 millions d’euros et de 24.000 mètres carrés au service du design des collections du nouveau géant catalan. Une fourmilière de 820 personnes, partiellement visitable, s’active déjà à l’intérieur, dans le but affiché par le président, Thomas Meyer, et le directeur général, Manuel Jadraque, de doubler l’ensemble des volumes de la multinationale aux couleurs bariolées, conçue à l’origine pour égayer quelques dizaines de jeunes gens. L’objectif de 700 boutiques propres et un chiffre d’affaires annuel de 1,4 milliard d’euros sont en ligne de mire pour 2018, selon une envie de conquête mondiale illustrée dans l’actualité par une présence dans 109 pays, dont la plupart des Etats européens, nord et sud-américains.

Passer de 5 à 10 % de ventes sur Internet

Les ventes de Desigual, dont l’enseigne perpignanaise est promise à une réduction de surface courant 2013, sont effectuées à hauteur de 22 % en Espagne, à 18 % en France et à 16 % en Italie. Dans les prochains mois, la vente en ligne, qui représente 5 % du volume global, fera l’objet d’un ciblage approprié aux différentes régions du monde, pour franchir les 10 %, tandis que la multiplication des boutiques dédiées doit installer durablement la marque « inégale » parmi les grandes références planétaires. Le tandem Meyer-Jadraque, porteur d’un authentique miracle économique, mise fort sur les achats par téléphone portable, une « grande révolution » dans les BRICS, pays émergents du groupe constituée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Au-delà d’un style frôlant la désinvolture, le créateur de « lifestyle » barcelonais est une affaire très sérieuse, dont l’attrait pour le patchwork et les graffitis présents certains vêtements affirme un goût mondialisé.

Partager