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Disparu en 1954, le tramway de Perpignan peut revenir, mais la date fait l’objet de divergences politiques. Lors du conseil municipal de jeudi, le divers gauche Jean Codognès a relancé le sujet en prévoyant une « requalification » des quartiers traversés et des bénéfices pour les commercés situés sur le passage d’un tramway, qui complèterait l’offre des autobus de la Compagnie Têt Perpignan Méditerranée (CTPM) qui dessert annuellement 8 millions de voyageurs. Pour le maire Jean-Paul Alduy, mieux vaut adopter la demande à l’offre, en attendant d’abord que double le nombre de voyageurs, dans une dynamique citoyenne vers les transports en commun. Le tramway perpignanais, d’un coût estimatif de 400 millions d’euros, selon la Ville, est ainsi envisagé par le maire, mais pas avant 2020, selon les détails fournis par son ouvrage programmatique « Perpignan-Perpinyà 2020 », sorti en 2007. Ce projet inspirait hier les Verts Catalogne Nord, pour lesquels M. Alduy « rejette, sans l’examiner, le principe de lancement d’une étude de faisabilité d’un tramway à Perpignan » et poursuit un plan de déplacement urbain « tardif et obsolète ». Les Verts évaluent à 4000 les emplois induits par un tel « équipement moderne », qui peut être financé dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

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