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La Clau
Dès 2013, Perpignan fabriquera 1 milliard de carnets de papier à cigarette par an
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La continuité et le développement sont assurés pour le papier à cigarettes du Pays Catalan, implantés au XIXe siècle par la famille Bardou. D’évolutions en rachats, les anciens papiers JOB, directement inspirés des manufactures de Barcelone et de València, sont devenus l’usine Republic Technologies. Aujourd’hui, cette société américaine souhaite valoriser la capacité de production du Roussillon en créant un nouveau centre de distribution de 6500 m2, voire le double, dans une seconde phase. Celui-ci, dont la version virtuelle en 3D a été présentée ce lundi, sera opérationnel sur le parc d’activités de Torremila, au Nord de Perpignan, en avril 2011 dans le meilleur des cas. Fierté de Perpignan-Méditerranée Communaté d’Agglomération, promoteur du parc, cette unité du n°1 mondial du papier à cigarettes bénéficiera d’un investissement de 16 millions d’euros pour accroître la production de 15 à 20% d’ici 2013. Ce développement, qui induit 50 nouveaux emplois, porte les effectifs à 400 personnes, pour un volume global d’1 milliard de carnets de papier produits annuellement. Cet objectif est rendu possible par la reconvertion des fumeurs vers les cigarettes roulées. En France, l’augmentation de 6% du prix du paquet ordinaire, ce lundi, peut renforcer ce glissement, observé depuis le début des années 2000.

La présentation de la stratégie de Republic Technologies a été assurée ce lundi à l’Hôtel de PMCA par le président du groupe, Philippe Parcevaux, aux côtés du président de l’institution, Jean-Paul Alduy, et de Romain Grau, vice-président délégué à l’Industrie. Il a été précisé que l’actuel centre de production de papiers situé dans la Zone Industrielle d’Orles, à Perpignan, sera maintenu et restructuré. Selon les précisions fournies par les deux hommes politiques, la nouvelle unité devrait conforter la position stratégique de Perpignan et renforcer l’Agglomération, appelée à agir davantage dans le domaine économique, selon les compétences incluses dans la réforme de l’Etat. Cette année, l’institution a d’ailleurs participé à hauteur de 30 millions d’euros au développement du bassin de Perpignan, obtenant de la sorte la deuxième position régionale en matière de création d’entreprises. Dans ce sens, le Parc de Torremila-Saint-Joseph peut renouer avec l’histoire des industries productives du Roussillon, qui, avec celles de la région attenante du Vallespir, tend à être effacée au bénéfice des industries touristiques. Dans ce sens, ce lundi, M. Alduy a insisté à vouloir y « booster les entreprises ambitieuses » en ouvrant la voie à une extension du site, de 35 hectares actuellement, vierge aux deux tiers, à 40 hectares supplémentaires, dans un avenir raisonné.

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